Me voilà, 21h30 chez moi, épuisée d’une journée à ne rien faire. Le cerveau bouillonnant comme après une grosse journée de taf ! Tout ça, c’est la faute à cette anxiété de mierda…
La peur qu’on me parle de trop près ou trop longtemps. Qu’on me mette la main sur l’épaule ou qu’on me touche le bras. Devoir partager un repas avec des gens que je connais à peine. Faire semblant d’apprécier tout le monde et tenter de m’intéresser à des discussions dont je ne suis pas friande.
Bref, j’avais un cours (comme tous les quinze jours), suivi d’un repas. On appelle ça une « rencontre ». Et rien que le mot me stresse.
Pourtant, j’aurais adoré y aller. J’ai beaucoup d’affection pour les personnes de mon groupe…
C’est donc ça, le tsunami émotionnel plus connu sous le nom d’anxiété sociale !
Je ne l’ai qu’en présentiel. Je ne ressens absolument pas ça à travers mes réseaux… Et putain, quel kiff !
Mon terrain de jeu virtuel où je ne me force à rien. Où je ne surjoue pas. Où, si l’on ne m’aime pas, on a juste à swiper. Et si on m’aime — même beaucoup — aucun risque d’être prise dans les bras !
Je passe pour la folle du bus qui fait son spectacle mais qui se plaint qu’on la remarque, non ?
Un peu…
C’est paradoxal, mais ça colle plutôt bien avec ma personnalité alors j’accepte (et mon cœur reste ouvert).
Vous l’aurez compris, j’ai passé une journée de merde à vaciller entre l’envie d’aller échanger avec ces personnes que je vois depuis un an et ce truc de connasse qui ne veut pas aller faire l’aimable de peur qu’on le lui rende.
Un jour, je choisirai mon camp entre ces deux sentiments.
En attendant, j’angoisse, je pleure, j’annule et je vomis mes sentiments sur mon clavier pour aller me coucher sereine et espérer que demain soit un jour plus sociablement supportable !
Allez… Bisou de loin ♥




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